Depuis plus de quinze ans, le malus écologique automobile s’est imposé comme un outil central de la politique environnementale française. Présenté comme un levier pour réduire les émissions de CO₂, il est aujourd’hui au cœur de nombreuses controverses.
Chez Stop Malus Écologique, nous alertons sur une réalité souvent ignorée : derrière l’objectif écologique affiché, le malus est devenu une taxe punitive, socialement injuste et économiquement contre-productive.
Qu’est-ce que le malus écologique ?
Le malus écologique est une taxe appliquée à l’achat d’un véhicule neuf en fonction de ses émissions de CO₂ (g/km). Plus un véhicule émet, plus le montant du malus est élevé.
Depuis 2022, un malus au poids est venu s’ajouter, pénalisant les véhicules de plus de 1 600 kg.
À l’origine, ce dispositif se voulait incitatif. En pratique, il est devenu un outil de fiscalité massive, touchant un nombre croissant de ménages.
L’évolution du malus écologique en France
Un durcissement constant depuis 2008
- 2008 : introduction du bonus-malus écologique
- 2015–2020 : abaissement progressif des seuils de déclenchement
- 2021–2024 : explosion des montants et élargissement du nombre de véhicules concernés
- 2025 et au-delà : seuils encore abaissés, malus maximum dépassant les 60 000 €
👉 Résultat : des véhicules autrefois considérés comme “familiaux” ou “raisonnables” sont aujourd’hui lourdement taxés.
Des seuils de plus en plus bas
Le seuil de déclenchement du malus est désormais si faible qu’il concerne :
- des voitures compactes
- des monospaces familiaux
- des véhicules hybrides non rechargeables
Ce glissement transforme le malus en taxe quasi généralisée, loin de sa vocation initiale.
Les chiffres clés du malus écologique
- Plus d’un véhicule neuf sur deux est aujourd’hui concerné par le malus
- Des milliards d’euros collectés par l’État chaque année
- Une augmentation de plusieurs centaines de pourcents du malus moyen en 10 ans
- Une part croissante des recettes issue de ménages modestes ou intermédiaires
Ces chiffres posent une question essentielle :
👉 le malus est-il encore un outil écologique ou avant tout budgétaire ?
Les impacts réels du malus écologique
Un impact social lourd
Le malus écologique touche particulièrement :
- les familles nombreuses, contraintes à des véhicules plus grands
- les habitants des zones rurales, sans alternative crédible à la voiture
- les classes moyennes, exclues du marché du neuf
Pour beaucoup, acheter un véhicule devient financièrement impossible.
Un effet pervers sur l’écologie
Contrairement aux objectifs annoncés :
- les ménages se tournent vers des véhicules d’occasion plus anciens et plus polluants
- le marché du neuf se contracte
- les importations de véhicules étrangers augmentent
👉 Le renouvellement du parc automobile ralentit, ce qui n’améliore pas la qualité de l’air.
Un désavantage compétitif pour la France
La France applique l’un des malus les plus sévères d’Europe, sans harmonisation européenne.
Conséquences :
- distorsion de concurrence
- délocalisation des achats
- affaiblissement du secteur automobile français
Pourquoi Stop Malus Écologique tire la sonnette d’alarme
Chez Stop Malus Écologique, nous ne sommes pas opposés à l’écologie.
Nous dénonçons une écologie punitive, déconnectée des réalités sociales et économiques.
Nous demandons :
- un moratoire sur le durcissement du malus
- une prise en compte réelle des usages et des territoires
- des alternatives incitatives plutôt que punitives
- une harmonisation européenne des règles
Vers une transition écologique plus juste
La transition écologique ne peut réussir que si elle est :
- progressive
- socialement équitable
- techniquement réaliste
Taxer toujours plus sans proposer d’alternatives accessibles revient à fracturer la société, pas à protéger la planète.
👉 Stop Malus Écologique continuera à informer, alerter et proposer pour une écologie juste, efficace et acceptée par tous.

