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PLF 2026 : decouvrez ce qui change pour le malus écologique et le malus au poids

À l’aube de 2026, la fiscalité automobile évolue pour renforcer l’incitation à réduire les émissions de CO₂ et à limiter le poids des véhicules. Les mesures prévues dans le Projet de Loi de Finances 2026 (PLF 2026) ont été discutées au Parlement et, même si elles peuvent encore être ajustées, elles dessinent déjà l’orientation de la politique environnementale en matière d’automobile.


1. Un malus écologique (CO₂) plus strict

Le malus écologique, qui taxe les véhicules neufs en fonction de leurs émissions de CO₂, est durci en 2026 :

  • Seuil de déclenchement abaissé : à partir de 108 g/km de CO₂, contre 113 g/km en 2025. Cela signifie que davantage de véhicules — y compris certains modèles hybrides — seront désormais taxés.
  • Barème progressif maintenu : la taxe augmente avec le niveau d’émissions.
  • Plafond relevé : le montant maximal du malus grimpe à 80 000 € pour les voitures les plus polluantes.

👉 Concrètement, un SUV ou une voiture de grande taille très émetteur de CO₂ pourrait ainsi voir son prix de vente augmenter significativement à cause de cette taxe.


2. Le malus au poids : seuil abaissé et durci

Le malus au poids (ou « malus masse »), instauré pour pénaliser les véhicules lourds, est lui aussi modifié :

  • Seuil abaissé à 1 500 kg : tous les véhicules pesant plus de 1 500 kg seront désormais susceptibles d’être taxés dès 2026, contre 1 600 kg auparavant.
  • Barème progressif : pour chaque kilo au-delà de ce seuil, une taxe est appliquée, qui peut aller de 10 € à 30 € par kilo selon la tranche de poids.

👉 Cette mesure vise à dissuader l’achat de voitures lourdes (souvent de grands SUV ou grandes berlines) qui consomment davantage et ont une empreinte environnementale plus importante.


3. Abattements et exonérations selon la motorisation

Le PLF 2026 maintient ou adapte plusieurs mécanismes de compensation pour certains types de motorisation :

  • Hybrides simples et rechargeables continuent à bénéficier d’abattements de poids qui réduisent la base taxable du malus au poids.
  • Voitures électriques : jusqu’ici totalement exonérées du malus au poids, elles verront à partir du 1er juillet 2026 une taxation possible avec un abattement de 600 kg, sauf si le véhicule est considéré comme « écoscoré » (atteint un score environnemental minimum fixé par le gouvernement).
  • Véhicules à hydrogène conservent leur exonération jusqu’en 2027, mais suivront ensuite un régime d’abattement.

👉 Ces ajustements visent à prendre en compte les spécificités techniques des motorisations alternatives, tout en poursuivant l’objectif de réduction des émissions globales.


4. Fin du plafonnement du cumul des malus à l’horizon 2028

Un autre changement important, programmé dans la loi, concernant l’articulation entre le malus CO₂ et le malus au poids :

  • Aujourd’hui, le total des deux taxes est plafonné (on ne paie pas plus qu’un certain montant).
  • À partir de 2028, ce plafonnement devrait être supprimé, ce qui signifie que les deux malus pourraient s’additionner sans limite.

👉 Cela intensifiera encore la pression fiscale sur les véhicules à la fois lourds et très émetteurs, accentuant l’incitation à choisir des modèles plus légers et moins polluants.


5. Pas (encore) de malus « occasion » en 2026

Contrairement à certaines rumeurs, aucun malus écologique généralisé sur les véhicules d’occasion n’est officiellement mis en place au 1ᵉʳ janvier 2026. Des discussions avaient eu lieu, mais au final cette mesure n’a pas été retenue pour l’année à venir.


En résumé : ce que ça change pour vous

✔️ Plus de véhicules seront touchés par le malus CO₂, avec un seuil plus bas et un plafond plus élevé.
✔️ Plus de voitures lourdes seront taxées dès 1 500 kg, avec une charge fiscale renforcée.
✔️ Les abattements évoluent, notamment pour les électriques et hybrides.
✔️ Une politique plus stricte à partir de 2028, avec la suppression du plafonnement des malus.

Ces évolutions s’inscrivent dans la logique du gouvernement de verdir le parc automobile français et d’encourager le passage vers des voitures plus propres. Elles auront un impact direct sur le coût d’achat des véhicules neuves, en particulier les plus lourds ou émetteurs, et doivent être prises en compte dans vos projets d’achat automobile en 2026 et dans les années à venir.

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