Haut11

Importer une voiture depuis l’étranger : comment éviter un malus trop élevé ?

Importer une voiture depuis l’étranger peut permettre de réaliser de grandes économies : prix plus bas, modèles mieux équipés, délais plus courts… Mais depuis la mise en place du malus écologique basé sur le CO₂, beaucoup d’automobilistes se demandent comment éviter une facture trop salée lors de l’immatriculation en France.

Voici un guide complet pour importer un véhicule étranger en limitant au maximum le malus écologique.


1. Comprendre le malus écologique pour une voiture importée

En France, le malus CO₂ s’applique :

  • à tout véhicule neuf importé,
  • à certains véhicules d’occasion récents importés,
  • lors de la première immatriculation sur le sol français.

💡 Important : Le malus est calculé sur la base de la valeur de CO₂ du véhicule, même s’il a déjà été immatriculé à l’étranger.

1.1. Comment est déterminé le CO₂ d’un véhicule importé ?

La France utilise en priorité :

  1. La valeur de CO₂ WLTP indiquée sur le certificat de conformité (COC)
  2. Si absence de COC → la valeur issue d’une RTI (réception à titre isolé)
  3. Si aucune donnée fiable → un barème par défaut très pénalisant

👉 Ne jamais importer un véhicule sans connaître exactement ses émissions.


2. Les mauvaises surprises fréquentes lors d’une importation

Importer une voiture peut entraîner des coûts cachés :

  • Un CO₂ plus élevé que prévu sur le document officiel
  • L’impossibilité d’obtenir un COC → malus maximal
  • Les modèles étrangers avec boites automatiques ou moteurs plus puissants
  • Des normes différentes selon les pays (Allemagne, Italie, Espagne…)

➡️ Résultat : le malus peut dépasser 10 000 € sur certains modèles, même d’occasion.


3. Astuces pour réduire ou éviter un malus trop élevé

3.1. Vérifier le CO₂ AVANT d’acheter

Demandez toujours :

  • le COC européen,
  • ou une copie de la carte grise étrangère,
  • ou la fiche technique constructeur.

👉 Si le vendeur refuse : fuyez.


3.2. Choisir un véhicule déjà immatriculé depuis plus de 6 mois

Pour éviter le malus « véhicule neuf », une voiture importée doit :

  • avoir plus de 6 mois, et
  • avoir au moins 6 000 km.

Cela ne supprime pas totalement le malus CO₂, mais réduit fortement les taxes sur les modèles récents.


3.3. Opter pour des motorisations moins taxées

Certaines motorisations explosent les émissions en WLTP :

  • gros moteurs essence (2.0, 3.0, V6…)
  • SUV lourds
  • modèles sportifs

Pour limiter le malus :

  • préférez les petites cylindrées turbo
  • les hybrides rechargeables (PHEV)
  • les full hybrids (HEV)
  • ou les motorisations diesel modernes

3.4. Importer depuis des pays avec versions moins émettrices

Selon les marchés, les moteurs ne sont pas toujours les mêmes.

Exemple :

  • En Allemagne, beaucoup de modèles sont vendus en boîte automatique, souvent plus gourmande en CO₂.
  • En Espagne ou en Italie, il existe plus d’essences petites cylindrées compatibles avec le marché français.

3.5. Éviter les RTI pour les véhicules hors normes

Une RTI (réception à titre isolé) entraîne :

  • des frais supplémentaires
  • des risques de valeur CO₂ pénalisante
  • des délais longs

➡️ Toujours privilégier un véhicule 100 % conforme UE avec COC.


3.6. Passer par un mandataire spécialisé pour vérifier le CO₂

Un professionnel peut :

  • vérifier les émissions officielles
  • garantir la conformité EU
  • éviter les risques de malus imprévus
  • gérer les formalités (COC, quitus fiscal, carte grise…)

4. Exemple concret : combien pouvez-vous économiser ?

Un conducteur importe un SUV essence 180 ch :

  • Prix Allemagne : 25 000 €
  • Prix France : 32 000 € → Économie brute : 7 000 €

👉 Mais son CO₂ WLTP est de 178 g/km.
En France, cela entraîne un malus d’environ 3 000 à 4 000 €.

💡 En choisissant la version hybride légère (MHEV) du même modèle :
CO₂ = 145 g/km → Malus : 0 à 300 €

➡️ Économie réelle : 6 700 €
(au lieu de 3 000 €)


5. Conclusion : importer oui, mais intelligemment

Importer une voiture étrangère peut permettre de réaliser une excellente affaire, à condition de :

✔ vérifier le CO₂ avant l’achat,
✔ choisir une motorisation peu émettrice,
✔ éviter les modèles nécessitant une RTI,
✔ préférer les véhicules conformes UE avec COC,
✔ et si possible, se faire accompagner.

Ainsi, vous pouvez profiter de prix attractifs à l’étranger sans subir un malus écologique trop élevé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *