En 2025, le malus écologique s’est encore durci :
- le malus CO₂ commence à 113 g/km avec 50 € de taxe,
- il grimpe jusqu’à 70 000 € dès 193 g/km,
- un malus au poids s’ajoute pour les véhicules de plus de 1 600 kg.
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des moyens 100 % légaux pour réduire fortement, voire éviter complètement, ce malus. Voici 10 astuces à connaître avant de signer votre bon de commande.
⚠️ Article basé sur les règles françaises en vigueur en 2025. Les barèmes évoluent chaque année : toujours vérifier sur les sites officiels (service-public, economie.gouv) au moment de l’achat.
1. Choisir un modèle sous le seuil du malus CO₂
En 2025, le malus CO₂ s’applique aux voitures neuves dès 113 g/km, avec 50 €, puis augmente gramme par gramme jusqu’à 70 000 € à partir de 193 g/km.
👉 Concrètement :
- visez un modèle dont les émissions restent en dessous de 113 g/km,
- ou, si ce n’est pas possible, un modèle le plus proche possible de ce seuil.
Réflexe à adopter :
- consultez la ligne “Émissions CO₂ (WLTP)” sur la fiche technique du véhicule,
- utilisez le service Car Labelling de l’ADEME ou les simulateurs officiels pour estimer le malus avant d’acheter.Ministère de l’Économie
2. Prendre en compte le malus au poids (malus masse)
Depuis 2025, il existe aussi un malus masse :
- il s’applique à partir de 1 600 kg (masse en ordre de marche),
- le barème est progressif : plus la voiture est lourde, plus la taxe augmente.Ministère de l’Économie+1
Astuces :
- comparer berline vs SUV : un break ou une compacte peut éviter des centaines d’euros de malus au poids.
- privilégier des versions sans toit ouvrant panoramique, 4×4 ou grosses jantes, qui augmentent la masse.
3. Jouer sur la motorisation et la boîte de vitesses
Entre deux modèles proches, la motorisation peut tout changer :
- un moteur moins puissant ou légèrement dégonflé émet souvent moins de CO₂,
- certaines boîtes automatiques modernes sont mieux optimisées que des anciennes boîtes, mais parfois c’est l’inverse : il faut comparer les fiches techniques.
Les constructeurs publient de nombreuses variantes (95 ch, 110 ch, 130 ch, etc.) pour un même modèle, avec des valeurs de CO₂ différentes.
Un simple changement de version peut vous faire passer sous une tranche de malus.Groupe Chopard+1
4. Limiter les options qui font grimper les émissions
Avec la norme WLTP, le CO₂ varie selon les options : jantes surdimensionnées, pneus larges, pack off-road, galerie de toit… tout cela peut faire monter les émissions et donc le malus.Wikipedia+1
Options qui peuvent alourdir votre malus :
- jantes de plus grand diamètre,
- pneus larges ou typés “performance”,
- transmission intégrale (4×4) sur certains modèles,
- kit carrosserie ou accessoires impactant l’aérodynamique.
💡 Avant de valider le devis, demandez au vendeur :
“Pouvez-vous me montrer le CO₂ WLTP exact avec ces options et le montant du malus associé ?”
5. Opter pour l’électrique ou l’hydrogène (malus = 0 €)
Les véhicules dont l’énergie est exclusivement électrique, hydrogène ou les deux sont exonérés de malus CO₂ et de malus au poids.
En plus :
- ils bénéficient de primes spécifiques (prime “coup de pouce” véhicules électriques remplaçant le bonus, entre environ 3 100 et 4 200 € selon les revenus en 2025)
- certains modèles peuvent toucher un surbonus si la batterie est produite en Europe.
Certes, le prix d’achat est parfois plus élevé, mais absence totale de malus + aides peut rendre le coût global très compétitif.
6. Regarder les hybrides rechargeables… tout en surveillant le poids
Les hybrides rechargeables (PHEV) restent intéressants, car :
- leurs émissions CO₂ officielles sont souvent faibles → parfois pas de malus CO₂,
- mais depuis 2025, ils ne sont plus exonérés de malus au poids : ils bénéficient seulement d’un abattement de 200 kg sur la masse (dans la limite de 15 %).Ministère de l’Économie+1
Astuces :
- choisissez un PHEV pas trop lourd,
- vérifiez que la masse (après abattement de 200 kg) reste sous 1 600 kg,
- gardez en tête que la vraie économie n’existe que si vous rechargez régulièrement (sinon, la conso réelle explose).
7. Profiter des abattements E85 (superéthanol)
Les véhicules flexfuel E85 ou spécialement équipés pour fonctionner au superéthanol E85 bénéficient d’un abattement de 40 % sur leurs émissions de CO₂ (ou -2 CV en puissance administrative), sous conditions :Ministère de l’Économie+1
- abattement valable jusqu’à 250 g/km,
- et jusqu’à 12 CV de puissance administrative.
Résultat :
- le CO₂ pris en compte pour le malus peut baisser fortement,
- on peut passer sous un seuil de malus voire revenir à 0 sur certains modèles initialement légèrement taxés.
⚠️ Attention :
- privilégiez les véhicules d’origine flexfuel ou les kits homologués,
- faites réaliser l’installation par un professionnel agréé,
- faites bien mettre à jour la carte grise (énergie FE ou EG selon le cas).
8. Utiliser les réductions pour familles nombreuses et situations de handicap
Plusieurs réductions de malus existent dans des situations précises :
- Familles nombreuses (au moins 3 enfants à charge) :
- réduction du malus CO₂ et du malus au poids,
- modalités précises à vérifier sur service-public.fr.
- Personnes en situation de handicap ou véhicule accessible en fauteuil roulant :
- nombreux cas d’exonération totale du malus CO₂ et du malus au poids (conducteur handicapé ou enfant handicapé à charge).
Si vous êtes concerné, cela peut faire passer un véhicule très pénalisé de plusieurs milliers d’euros de malus… à zéro.
9. Bien gérer la date de première immatriculation
Point souvent négligé :
Le barème applicable est celui de la date d’immatriculation, pas de la date de commande.
En 2025, par exemple :
- jusqu’au 28 février 2025, le malus commençait à 118 g/km,
- à partir du 1er mars 2025, le seuil est passé à 113 g/km avec une taxation plus lourde sur toute la grille.
Astuces légales :
- si vous commandez en fin d’année, demandez clairement à quel barème votre voiture sera soumise (date d’immatriculation prévisionnelle),
- pour un modèle très pénalisé, il peut être judicieux de se tourner vers un véhicule déjà en stock (immatriculé avant le changement de barème), plutôt que de commander sur mesure.
10. Privilégier l’occasion… en comprenant le nouveau calcul
Le malus CO₂ est dû lors de la première immatriculation en France, y compris pour les voitures d’occasion importées. Mais :
- les véhicules d’occasion bénéficient désormais d’un coefficient de vétusté qui réduit le montant du malus en fonction de l’âge du véhicule,
- ce système, mis à jour au 1ᵉʳ mars 2025, remplace l’ancien abattement linéaire de 10 % par an.
Concrètement :
- plus le véhicule est ancien, plus le malus d’occasion diminue,
- un modèle très pénalisé en neuf peut devenir supportable en occasion de 3–5 ans,
- un véhicule déjà immatriculé en France ne repaye pas le malus CO₂ initial (sauf cas particulier de transformation du véhicule).
💡 Pour optimiser :
- comparez le prix total + malus d’un véhicule neuf et d’une occasion récente,
- utilisez les simulateurs de malus pour les véhicules importés ou d’occasion.
11. Se faire aider par des simulateurs et des pros
Dernière astuce (bonus 😄) : ne faites pas les calculs “à la main”.
- utilisez les simulateurs officiels (service-public, simulateurmalus.fr, etc.) pour calculer le malus CO₂ et le malus au poids selon le modèle, la date et la situation familiale,
- demandez au concessionnaire ou au mandataire de vous fournir un devis détaillant clairement le malus, poste par poste.Ministère de l’Économie+1
À retenir
Pour réduire ou éviter le malus écologique à l’achat, jouez simultanément sur :
- CO₂ (modèle, motorisation, options, E85, PHEV, électrique).
- Poids (type de carrosserie, équipements, hybride plus léger).
- Statut (famille nombreuse, handicap).
- Âge et type d’immatriculation (neuf vs occasion, France vs import, date précise).
En combinant ces 10 astuces légales, vous pouvez souvent diviser le malus par deux, voire le ramener à zéro, tout en choisissant un véhicule mieux adapté à la transition écologique.

